Dermatose Nodulaire Contagieuse
Actualités de la Dermatose Nodulaire Contagieuse sur les départements de l’Ariège et de la Haute-Garonne
Suites aux cas de DNC détectés sur leur territoire l’Ariège et la Haute-Garonne ont mis en place des arrêtés préfectoraux décrivant les mesures à mettre en place et les communes concernées.
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Vacciner son troupeau :
→ La vaccination est OBLIGATOIRE lorsque l’élevage se situe dans la zone réglementée. La zone de vaccination est aujourd’hui étendue à d’autres département au-delà de la zone réglementée.
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Impact de la vaccination en élevage bio :
- Le cahier des charges bio précise qu’il n’y a pas de délais d’attente à prévoir pour la consommation de la viande ou du lait suite à la vaccination. Vous trouverez toutes les informations relatives à ce sujet dans ce guide de lecture : article 14. Point 1.5.2.5.
Impact de la vaccination sur la qualité des produits :
Ce type de vaccin peut déclencher de la fièvre chez les bovins au cours de la semaine suivant l’injection, ce qui peut avoir une incidence mesurée sur les produits suivants :
- Viande : la fièvre pouvant rendre plus difficile la maturation de la viande, il est préférable d’attendre 1 semaine avant de procéder à l’abattage.
- Lait : on peut observer une augmentation du nombre de cellules dans le lait, sans incidence sur la fabrication de fromage ou la commercialisation du lait. Il n’y a aucune restriction à la commercialisation pour les fromages produits à partir de laits issus de vaches vaccinées contre la DNCB, qu’il s’agisse de filière lait cru ou pasteurisé. Les échanges et exports sont également possibles sans restriction particulière.
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Rappel des mesures préventives possibles en élevage Bio
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En complément des obligations réglementaires, plusieurs actions peuvent contribuer à réduire le risque de diffusion de la DNC dans les troupeaux :
Renforcer l’immunité des animaux
Assurer un bon apport en minéraux et oligo-éléments (blocs à lécher) et favoriser un drainage phytothérapeutique (artichaut, chardon-marie, pissenlit, romarin…) pour un fonctionnement optimal des organes d’assimilation et d’élimination (foie, reins, etc.)
Limiter les piqûres d’insectes
En application sur les animaux, éviter les insecticides de synthèse de la famille des pyréthrinoïdes (ex. Butox), en raison de leur écotoxicité et de résistances observées sur les stomox (article entomologie DNC).
Vous pouvez privilégier les alternatives suivantes :
- Homéopathie : Ledum Palustre 7 CH en cures de 15 jours (avec 15 jours de pause), diluer 10 granules dans de l’eau et pulvériser sur les mufles 1x par jour le matin.
- Complémentation en lin (graines ou tourteau, max. 80 g/j/vache), connu pour son effet répulsif.
Solutions de complexes phytothérapeutiques et d’aromathérapie reconnues pour leur effet répulsif, pouvant être proposées par des producteurs du territoire.
Réduire le développement et la propagation des insectes vecteurs
- Limiter les zones favorables au développement des stomox comme les zones d’accumulation de matières organiques végétales en décomposition ou de fumier : curage régulier, gestion rigoureuse des stockages de fumier et éloignement du troupeau.
- Limiter les entrées et sortie de véhicule, matériel, personnes sur la ferme.
- Traiter les camions avec des insecticides pour s’assurer de ne pas transporter d’insectes vecteurs lors de déplacements importants.
- A plus long terme, veiller à maintenir une biodiversité favorisant la présence des prédateurs naturels des insectes piqueurs.